“Gender equity remains an ongoing problem in architecture. Women architects are roughly one-third of the profession or less worldwide.” This is the opening statement of the documentary Transnational Narratives: A Documentary Celebrating South Asian Women in Architecture, a result of the 4th Lilly Reich Grant for Equality in Architecture. The grant, an initiative by the Fundació Mies van der Rohe, promotes equal access to opportunities in architectural practice and supports the study and dissemination of contributions to architecture that have been unfairly rendered invisible. Within this context, the documentary, created by Dr. Igea Troiani, Dr. Mamuna Iqbal, artist and researcher Paula Roush, and filmmaker Rime Tsujino, brings visibility to the experiences of six architects of South Asian origin: Sumita Singha, Chitra Vishwanath, Sara Khan, Fauzia Qureshi, Sajida Vandal, and Neelum Naz, whose professional careers span India, Pakistan, and the United Kingdom.

Transnational Narratives: A Documentary Celebrating South Asian Women in Architecture contributes to the mission of the grant by highlighting architectural practices that often fall outside dominant disciplinary narratives. It presents alternative ways of practicing architecture, often more collective and socially engaged, opening new possibilities for the future of the profession. The film was developed by Dr. Igea Troiani, Professor and Director of Architecture at London South Bank University, and Dr. Mamuna Iqbal, Professor at the University of Engineering and Technology Lahore, together with artist and researcher Paula Roush and filmmaker Rime Tsujino. Troiani and Iqbal conducted the interviews and research, while Tsujino led much of the filming and editing.


Les histoires rassemblées présentent l’architecture comme une pratique multifacette et engagée : une discipline qui associe conception, enseignement, recherche et action sociale. À travers les expériences professionnelles de ces femmes, le film met en avant l’empathie, l’éthique et la responsabilité environnementale. Puisant dans des trajectoires personnelles qui incluent l’immigration, la maternité, l’activisme et la résilience face à des contextes patriarcaux, le documentaire montre comment ces architectes ont tracé leur propre chemin tout en devenant des modèles pour les générations à venir. Le film structure les entretiens autour de trois questions thématiques : ce que cela signifie d’être architecte, quels défis elles ont rencontrés dans leur pays d’origine, et comment elles abordent une pratique féministe, inclusive et transnationale.
Les plans d’ouverture présentent les figures masculines et féminines sur la façade du Royal Institute of British Architects (RIBA), accompagnés de la déclaration : “We recognize that gender identity comes from personal experience, is not fixed, and comes from an internal sense of self that can be female, male, both, or neither.” À partir de ce point de départ, l’exploration de l’égalité des genres dans le film émerge à travers les histoires personnelles de ces femmes, dans des contextes socioculturels patriarcaux dans lesquels elles ont ouvert de nouvelles voies. Dans la première section, l’architecte est décrite comme une figure intrinsèquement polyvalente, parfois façonnée par un milieu bohème, équilibrant l’empathie envers les bâtisseurs et les futurs utilisateurs. Les participantes soulignent l’importance de l’honnêteté et de l’empathie dans la pratique architecturale et réfléchissent sur les défis liés au fait d’être des éducatrices, tout en soulignant la conviction que l’étude de l’architecture peut contribuer à changer le monde.
Film is a medium that has the ability to reach the widest possible audience, both within and beyond the architectural audience. It also allows us to record the audiovisual and body responses and behaviours of the six women architects of Pakistani and Indian origin whom we interviewed. It allowed us to show how they dress and how they move, their accents and the multiple languages they speak, thus showing their role as transnational agents within the architectural landscape ― Documentary authors, Dr. Igea Troiani, Dr. Mamuna Iqbal, artist and researcher Paula Roush and filmmaker Rime Tsujino


Lorsque l’on aborde les défis, les témoignages révèlent des réalités qui traversent les frontières disciplinaires, depuis l’isolement d’être la seule femme dans une classe, souvent tout en excellant sur le plan académique, jusqu’à l’équilibre entre plusieurs emplois et les responsabilités domestiques. Les architectes partagent leurs stratégies pour affronter le sexisme, leurs expériences dans la lutte pour le droit à l’éducation, et les défis des premières impressions lorsque “les préjugés jouent contre elles.” Elles soulèvent également des préoccupations concernant des espaces pour les femmes qui sont soit séparés, soit inexistants. Enfin, le film présente leurs perspectives sur l’architecture féministe et propose des conseils aux jeunes professionnels, en identifiant des traits tels que l’action collective et le partage du pouvoir comme des caractéristiques souvent associées à la féminité, et en décrivant le féminisme comme une façon de penser fondée sur la collaboration et l’empathie. Dans ces témoignages, l’amour de l’architecture apparaît comme essentiel à sa pratique et comme la base de sa valeur.

D’autres reconnaissances récentes des femmes en architecture incluent Lesley Lokko recevant le African Cultural Icon Award pour ses contributions à l’éducation architecturale et au discours; The Architects’ Journal et The Architectural Review nommant Barbara Buser gagnante du Jane Drew Prize 2026 pour son rôle d’experte en construction circulaire et son travail pionnier de réutilisation des pratiques en Suisse; et les Créateurs Design Awards (CDA) annonçant Xu Tiantian, fondatrice et architecte principale de DnA_Design and Architecture, comme la lauréate du Le Prix Charlotte Perriand 2026.




